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Belle "petite" virée ce week-end avec Marc-Olivier, juin 2009La première escale a été Limoges vendredi soir. Le vol à destination finale de Cannes prévoyait initialement une escale à Lyon Bron, mais nous l’avons reprogrammé par l'ouest vendredi soir pour cause d'orages sur tout le trajet Toussus-Bron. J’atterris 13 mn avant la nuit aéronautique après avoir été jusqu'à VOR LMG à l'ouest du terrain pour éviter un grand cumulonimbus qui stagne à l'Est. La piste est allumée pour un vol IFR qui doit arriver après nous. Tant mieux car il fait bien sombre. Nous décidons de rester à Limoges, c'est plus sage que de poursuivre et d'arriver très tard à une autre escale sans avoir d'hôtel.
Limoges au décollage Samedi matin, un NOTAM nous impose de partir avant 10h car le terrain est fermé sauf aux VFR basés et aux IFR pour cause d’inauguration d’un DC3. Nous décollons pour un long vol jusqu'à Cannes par le chemin des écoliers, c'est-à-dire par le viaduc de Millau, puis Béziers et enfin toute la côte jusqu'à Cannes. Mais qui a dit que Marc-Olivier, instructeur IFR, ne savait plus faire du VFR ? Bon d'accord, le début du vol était programmé en IFR car à Rodez, au moment du départ, il y avait un plafond à 800ft. Avec un plan de vol composite Yankee, c’est plus agréable de poursuivre en VFR et cela évite le créneau à Cannes qui peut être problématique
le viaduc de Millau
les marais salants roses de Camargue (à ne pas confondre avec les flamands roses) Samedi après-midi, après avoir mangé un sandwich amplement mérité, nous repartons pour un vol local autour de Nice, avec mon parrain et sa femme, par le transit à l'intérieur des terres qui n'est publié que sur la carte au 250.000ème. Le point EW est pratiquement au dessus de Chateauneuf de Grasse où quelques 360° nous permettrons de prendre des photos de la maison de mon parrain, malheureusement dans une lumière grise. Puis nous poursuivrons ce transit par le point NA, pont sur le VAR, jusqu'au point E en face de Menton, un demi-tour avec une aile en Italie, et nous suivons au retour le transit côtier à 500ft, nous demandons et nous sommes autorisés à survoler le seuil de piste 04 de Nice puis à continuer le long de la côte. Un liner à l’approche nous oblige à reprendre le transit par la terre. A l'arrivée, Marc-Olivier nous fait une superbe manœuvre pour perdre 2000ft en 2NM et je reprends les commandes à 10m de la piste pour atterrir. Mon parrain, ancien pilote privé, est effaré de la fréquence des messages radio !
le décollage de Cannes-Mandelieu en 17 Marc-Olivier trouve que nous ne sommes pas allés assez loin et rappelle qu’il n'a pas encore été en Corse cette année. Allons donc à Figari! Nous aurons droit à l'avertisseur de décrochage pendant tout le vol. Impossible de le décoincer en vol. Heureusement, il n'y a pas beaucoup de trafic. A l'arrivée la Corse est grise, et nous rejoignons directement Figari depuis le point NW d'Ajaccio à 2000ft altitude imposée pour le transit. A 21h30, nous avons rejoint Bonifacio grâce à une voiture de location et enfin trouvé une chambre d'hôtel à un tarif raisonnable en dehors de la ville. Mais nous apprécions le dîner près du port. Deux immenses Yachts immatriculés à George Town (un voilier et un yacht à moteur) trônent dans le port.
Bonifaccio la falaise et la mer Dimanche matin, après un petit déjeuner au port, nous visitons la citadelle sous le soleil cette fois-ci. Puis route vers Porto-Vecchio et son marché du dimanche matin, où on trouve toutes sortes de charcuteries, de fromages, de vin de pêche, de noix, de châtaignes et des confitures de cédrat notamment. Après quelques emplettes, je convainc Marc-Olivier qu'il est difficile de venir en Corse sans aller se baigner. Près de Palombiaggia, l'eau est très belle d'un bleu turquoise, le vent d'ouest irise la mer et la température de l'eau est délicieuse. Il faut prendre le chemin du retour. Queue à la station service pour refaire le plein de la voiture, restitution de la voiture, plan de vol, météo, taxe (elle est toujours gratuite pour les avions de moins de 1.5t), faire le plein de carburant. Il est déjà très tard. Marc-Olivier a déposé un plan de vol composite Zulu cette fois. Je fais le départ en VFR, pour faire un tour par le sud, Bonifacio, les Lavezzis (en fait nous n'en aurons pas le temps, car il faut arriver avant la fermeture de Toussus et du vent de face est annoncé sur une grande partie du trajet). Je serais commandant de bord jusqu'à VAREK, quelque part au milieu de l'eau à 50NM de la Corse, puis Marc-Olivier est aux commandes. Ensuite Marc-Olivier négociera plein de raccourcis, direct STP, puis direct MTL, puis direct RBT avec, à la fin, un petit détour en direction d'EPR pour rejoindre l'axe de la 07 de Toussus. Nous avons atterri à 22h25 quelques minutes avant la fermeture. Il y avait encore suffisamment de lumière (la nuit aéronautique était à 22h41). Nous avions déjà prévu le plan B si nous arrivions trop tard. Se poser à Pontoise, revenir sur Paris en RER, aller chercher l'avion à Pontoise demain, le ramener à Toussus, récupérer la voiture à Toussus, voiture chargée des victuailles achetées au marché et de l'huile d'olive du jardin de mon parrain. C'est sans doute le suivi constant de l’ETA sur le GPS qui a poussé Marc-Olivier aux négociations avec le contrôle et c’est aussi grâce à la vérification régulière du centrage de la bille au milieu (ce qui fait gagner quelques nœuds précieux) que nous sommes arrivés à l’heure. Au total c'est quelques 12h de vol, et encore de nouvelles expériences, se poser sur un terrain à l'approche de la nuit, le vol IFR comme co-pilote "responsable de la pinnule". En effet, il faut régulièrement surveiller le cap sous pilote automatique, car celui-ci prend parfois quelques libertés que nous cherchions à limiter pour faire la route la plus droite et donc la plus courte. Solange Juin 2009 |
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